Éric, pour ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu te présenter ?
Bien sûr ! Éric, j’ai 62 ans, père de deux enfants, et surtout un habitant de Roquevaire depuis 1982. J’ai construit ma vie ici avec le village, je l’ai vu évoluer, parfois dans le bon sens, parfois moins. Roquevaire, ce n’est pas un décor pour moi, c’est un lieu de vie, avec des visages, des histoires, des habitudes.


On sent que tu connais beaucoup de monde ici. Ça vient de ton engagement associatif ?
Oui, clairement. Je me suis toujours investi, d’abord dans le monde économique avec la Jeune Chambre Économique du pays d’Aubagne, puis au Centre des Jeunes Dirigeants de Marseille où j’ai présidé une commission sur l’Europe. Et très vite, je me suis engagé localement : Synergie pour les écoles, Synergie Collèges, le club de foot de Roquevaire pendant dix ans, le FCEH, la Saint-Éloi, le ski club, le comité des fêtes de Lascours… Sans oublier les cavalcades de Roquevaire et de Lascours, auxquelles je participe depuis plus de trente ans. Tout ça, ça crée des liens très forts !
À côté de ça, tu as aussi un parcours pro bien rempli…
Oui. J’ai été gérant de société pendant plus de vingt ans, dans la piscine et l’agencement de magasins. Et en parallèle, j’ai travaillé dix-huit ans comme collaborateur d’élu. Ça m’a appris à gérer, à anticiper, à faire avec des contraintes, mais aussi à connaître le fonctionnement réel des collectivités, pas celui qu’on imagine.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de te présenter en 2026 ?
Parce que je mesure la chance qu’on a de vivre ici. On est en Provence, dans le pays de Pagnol, entre le Garlaban et les barres de Bassan. C’est un cadre exceptionnel, et je ressens une vraie responsabilité : celle de le protéger, de le préserver, mais aussi de l’améliorer pour ceux qui vivent ici au quotidien. D’ailleurs, j’ai pris le temps de poser tout ça par écrit dans ma lettre de candidature, pour expliquer cette démarche plus en détail.


Tu parles souvent de ce qui t’inquiète aujourd’hui.
Oui, notamment l’urbanisation. J’ai le sentiment qu’on s’engage dans une spirale qui ne correspond pas à l’identité du village. Et pendant ce temps-là, des problèmes très concrets restent sans réponse, comme le stationnement en centre-ville. Le soir, les habitants cherchent une place pendant de longues minutes. Et ce manque de places de parking pèse aussi sur les commerces de proximité, déjà fragilisés par la conjoncture.
Quand tu projettes Roquevaire dans l’avenir, tu l’imagines comment ?
Pour moi, la vraie force d’une commune, ce sont ses habitants, et surtout son tissu associatif. Mon objectif, c’est de fédérer toutes les forces vives de Roquevaire, de leur redonner de la place et de leur permettre de se développer de manière durable.
Et concrètement, tu proposes quoi ?
Des choses simples et lisibles : créer de nouvelles places de stationnement, mettre un arrêt à l’urbanisation prévue par la municipalité actuelle, restructurer la police municipale et créer une police des incivilités pour améliorer la tranquillité au quotidien. Et surtout, mettre en place une vraie politique participative, où les habitants ne sont pas seulement consultés, mais réellement impliqués.
Justement, la participation citoyenne, pour toi, ce n’est pas un mot à la mode ?
Non. Ça passe par de véritables concertations publiques et par la création d’un budget participatif. L’idée, c’est que les Roquevairoises et les Roquevairois puissent proposer, débattre et décider eux-mêmes d’une partie des projets.
Tu ne fais pas ça seul. Parle-nous de l’équipe qui t’accompagne.
C’est une équipe issue de sensibilités politiques différentes, mais rassemblée autour d’un objectif commun : mieux vivre à Roquevaire. Il n’y a pas d’étiquette, pas de calcul partisan. Notre seul porte-drapeau, c’est le bon sens.
Si tu devais t’adresser directement aux habitants, là, maintenant, tu leur dirais quoi ?
Que Roquevaire leur appartient. Qu’il est temps de leur redonner la parole, de construire ensemble, et de faire de ce village un endroit où l’on se sent bien, aujourd’hui comme demain.