Depuis quand vis-tu à Roquevaire ?
Je vis à Roquevaire depuis 25 ans.
Que fais-tu dans la vie ?
Je suis Directeur de foyer hébergement. J’ai exercé pendant plus de trente ans comme directeur de résidences sociales et de foyers d’hébergement. Cette expérience m’a permis d’acquérir une expertise approfondie dans la gestion du logement, l’accompagnement des personnes en difficulté et la conduite de projets sociaux. En parallèle, je me suis engagé pendant plusieurs années comme bénévole aux Restos du Cœur d’Aubagne et à Emmaüs Marseille, ce qui a renforcé ma connaissance du terrain et des réalités sociales. Par ailleurs, j’ai fréquenté de manière assidue le Théâtre Toursky à Marseille et été très proche de son fondateur et directeur, Richard Martin. Cela m’a permis de côtoyer de nombreux artistes de renommée nationale et internationale. J’ai également été très impliqué dans le milieu artistique, notamment auprès de peintres.
Qu’est-ce que tu observes dans la commune aujourd’hui ?
En toute honnêteté, j’observe surtout un potentiel peu exploité. La fermeture progressive des commerces, une communication municipale vieillissante et un manque de dynamisme visible interrogent sur l’attractivité actuelle de la commune. Roquevaire mérite mieux, et c’est précisément ce constat qui m’a donné envie de m’engager pour contribuer à une nouvelle impulsion.
Un manque de reconnaissance et de valorisation du patrimoine culturel vivant, notamment envers Danielle Jacqui, dite « celle qui peint », artiste de renommée internationale installée à Pont-de-l ’Étoile. Son œuvre, reconnue bien au-delà de nos frontières, a été en partie préservée et valorisée à l’étranger, alors qu’elle constitue un atout majeur pour la commune et la région et aurait mérité un accompagnement local à la hauteur de son importance. Par ailleurs, la gestion des déchets est aujourd’hui source de fortes difficultés pour les habitants : absence de ramassage de proximité, obligation de transporter ses déchets en voiture vers des points de collecte mal adaptés, souvent peu propres et coûteux en entretien. Ce système est contraignant, peu écologique et inadapté à une partie de la population.
Qu’aimerais-tu apporter à Roquevaire ?
Une expérience professionnelle solide dans la gestion du logement et de l’accompagnement social, une sensibilité culturelle affirmée et une connaissance concrète du terrain. Je souhaite apporter du bon sens, de l’écoute et une approche humaine et pragmatique afin de contribuer à des projets réalistes, solidaires et durables, au service du mieux-vivre et de l’intérêt général.
Ce que j’apprécie particulièrement chez Éric Bouillé c’est sa capacité à échanger avec chacun, sans préjugés. Il aborde le dialogue avec ouverture, bienveillance et courtoisie, dans le respect des différences et des sensibilités de tous. Cette approche humaine, ouverte et apaisée, où l’on construit ensemble plutôt que de s’opposer, correspond profondément à ma vision de l’engagement local. C’est dans cet esprit que je me reconnais dans la démarche portée par Mieux vivre à Roquevaire.